Side pot au poker : calculer les pots secondaires quand un joueur est à tapis
Un joueur à tapis ne peut gagner que ce qu’il a couvert. Le reste part dans des pots secondaires, qui se calculent palier par palier, du plus petit tapis au plus gros.
Une paire servie arrive une donne sur 17, une quinte flush royale une main sur 649 740. Entre les deux, il y a des milliers de décisions, et c’est elles qui font gagner. Je les explique avec les probabilités exactes, main par main.
Sur une soirée, la chance décide de presque tout. Sur mille mains, elle s’efface : tout le monde reçoit autant de paires d’as, et l’écart se fait sur ce que chacun en tire, et surtout sur ce qu’il perd avec les mains moyennes. Un joueur qui paie un tirage couleur sans regarder le pot perd de l’argent même les fois où il touche.
On croit souvent que bien jouer veut dire bien bluffer. C’est l’inverse : le bluff vient en dernier, après la position, le choix des mains de départ et le calcul des cotes. Ce dernier se fait en dix secondes, et l’exemple ci-contre suffit à le comprendre.
Pour les cas plus délicats, j’ai écrit sur le moment de se coucher et sur le hero fold, cette main forte qu’on lâche parce que tout indique qu’elle est battue.
Fréquence sur une main de cinq cartes, parmi les 2 598 960 possibles. Une couleur bat une quinte parce qu’elle est deux fois plus rare.
Les cas d’égalité, le rôle du kicker et les probabilités sur sept cartes sont détaillés dans l’ordre des mains au poker et dans kicker et égalité.
Un joueur à tapis ne peut gagner que ce qu’il a couvert. Le reste part dans des pots secondaires, qui se calculent palier par palier, du plus petit tapis au plus gros.
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Ces réflexes reviennent dans toutes les parties entre amis, et chacun se corrige avec un calcul simple ; je ne prétendrai pas, en revanche, vous apprendre à lire un adversaire précis : les probabilités décrivent un joueur moyen, et celui qui est assis en face ne l’est jamais tout à fait. Ce qui pèse vraiment sur le résultat.
Payer simplement la grosse blinde invite tout le monde au flop avec une main qu’on ne sait plus jouer. Je préfère relancer ou me coucher : sous le canon, une dizaine de pour cent des mains suffit, et au bouton on peut en ouvrir plus de 40 %.
Un bluff à demi-pot doit passer une fois sur trois pour être rentable. Chaque adversaire de plus dans le coup rend ce seuil plus dur à atteindre : contre plusieurs joueurs, un bluff sans tirage ne vaut pas les jetons qu’il coûte.
Neuf outs pour une couleur, c’est environ 35 % de la toucher entre le flop et la river. Avant de suivre, je compare ce chiffre à la cote du pot ; la règle des 2 et 4 donne la réponse en quelques secondes.
Un geste ne dit rien tant qu’on ignore quelles mains l’adversaire peut tenir. Je déconseille de chercher des tells avant de savoir estimer une range ; et pour apprendre tout cela, les jetons fictifs suffisent largement.
Oui, de trois façons : aux tables en jetons fictifs des applications et des sites, en freeroll (un tournoi sans droit d’entrée qui distribue quand même des prix), ou autour d’une table entre amis, avec des jetons qui ne représentent aucune somme. Les règles sont exactement les mêmes qu’en partie d’argent.
La quinte flush royale : As, Roi, Dame, Valet et 10 de la même couleur. Il n’en existe que 4 parmi les 2 598 960 mains de cinq cartes possibles. Viennent ensuite la quinte flush, le carré, le full, puis la couleur, qui bat la quinte.
Au Hold’em, chaque joueur reçoit 2 cartes privées et peut en utiliser 0, 1 ou 2 avec le tableau. À l’Omaha, il en reçoit 4 et doit en utiliser exactement 2, avec exactement 3 cartes du tableau. Les mains gagnantes y sont donc nettement plus fortes.
Le vocabulaire de la table est dans le lexique du poker, et les règles de l’Omaha dans Omaha : règles et différences avec le Hold’em.